Malgré un fort mistral, nous nous retrouvons à 19 au Parking du cimetière de Pujaut .
Les groupes étant formés (dispositions sanitaires oblige) , nous pouvons partir.
Nous montons vers la statue de la Vierge pour découvrir un beau panorama sur la ville et continuer notre circuit en empruntant le parcours santé pour rejoindre la Chapelle Saint Vérédème .
CHAPELLE SAINT VEREDEME
La chapelle romane Saint-Vérédème est située dans la moyenne vallée du Rhône, à l’extrême est du Gard, à environ 7 km en amont d’Avignon. L’édifice religieux et son prieuré s’élèvent à l’extérieur du village actuel sur une butte qui contrôlait un carrefour. En 2005 et 2006, la mise au jour fortuite, à l’intérieur de l’édifice, de quatre silos entièrement maçonnés en blocs de calcaire coquillier et enduits avait entraîné la réalisation d’un sondage. Ce dernier avait porté uniquement sur la « pièce occidentale » délimitée par les piliers médians de l’édifice. Les résultats ont conduit à mettre en place une fouille programmée en juin 2007 sur l’ensemble du site. Un mur orienté NS, situé à l’ouest de l’abside, est conservé sur 2,40 m de longueur, 0,60 m de largeur, pour une hauteur de 0,85 m (six assises maximum). Le parement ouest présente des traces de rubéfaction qui pourraient être la conséquence d’un incendie. Un niveau de sol très fin comportant une importante quantité de charbons, qui feront l’objet d’une datation au 14C, est à mettre en relation avec cette construction. Avant la datation radiocarbone, ce sol est daté de la fin de l’Antiquité ou du haut Moyen Âge. Ce niveau d’occupation est percé par deux silos dont un a été l’objet d’une consolidation de moellons de calcaire coquillier liés avec de la terre. Après l’édification de la chapelle, ces silos ont été en partie détruits par deux structures de stockage maçonnées. Au total, ce sont cinq silos maçonnés et enduits qui ont ainsi été mis au jour, répartis selon un axe OE ; deux silos, dont un de dimensions relativement importantes, sont légèrement désaxés. Trois silos sont ovoïdes, un seul a une forme double, c’est-à-dire que la partie haute est ovoïde et que la partie basse prend la forme d’un cylindre. La disparition des lèvres et du col du dernier silo offre des similitudes morphologiques avec le précédent. En moyenne, les ouvertures mesurent 0,50 m de diamètre et la panse varie entre 0,90 et 1,90 m de largeur (au niveau le plus large de la panse). La profondeur des silos varie entre 1,40 m et 3,23 m. Ils présentent tous des fonds plats grâce à des dalles. L’ensemble de la structure interne est recouvert d’un enduit à la chaux blanche d’une épaisseur de 0,035 m. La nature du sol géologique a incité à renforcer les parois avec une construction en pierre. Ce bâtiment a donc servi à la fois d’édifice cultuel et de grenier/cellier pour la communauté religieuse bénédictine qui vivait dans le prieuré adjacent à la chapelle. Des silos ou des systèmes de stockage avaient déjà été découverts dans des églises mais ceux de Pujaut se démarquent par leur construction originale et soignée.
De là, nous remontons plein Nord à travers vignes sur le plateau bien exposé au vent avant de redescendre, côté Roquemaure par une sympathique sente.
Nous longeons la D 980 sur quelques centaines de mètres pour prendre la combe boiteuse afin d’y trouver un endroit moins exposé pour piqueniquer
Nous repartons, plein Sud cette fois en passant par le haut de Sauveterre après avoir passé la grimpette de la journée.
Après une petite visite à la fontaine du vieux village, nous continuons notre progression en direction de Four en passant en sous-bois.
Nous reprenons le bitume sur la D 242 jusqu’au chemin des tunnels.
Après un petit crochet jusqu'à la sortie des tunnels, nous terminons notre périple pour rejoindre le parking.
Origine de l'étang de Rochefort Pujaut (Gard)
À la fin du XVIe siècle, les étangs de Rochefort et Pujaut étaient séparés par une bande de gravier, plus ou moins large, appelée la Carène. Le sort des deux lacs, comme nous allons le voir...
http://www.nemausensis.com/rochefort/patrimoine/EtangRochefortPujaut.html
Merci à tous, et plus particulièrement (dans l'ordre),
à Philippe, Pierre jean et Martine
pour avoir mené les groupes.